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Programme

* Les sessions durent environ une heure et demie, sont reconnues par l'EORNA comme sessions de formation permanente et valent chacune 1 ou 1,5 CH (crédit d'heure). Un certificat reprenant les différents sujets vous sera remis en fin de journée.
* Le programme ci-dessous est officiel et a peut-être fait l'objet d'adaptations depuis sa parution dans le folder que vous avez reçu.


07h30 : Accueil, inscriptions, café, croissants

08h30 : Discours d’ouverture
Myriam Pietroons - présidente AFISO

08h45 : Session 1 : Evidence Based Nursing - 1,5 CH

Modérateur : Michael Libotte

Les principes de l'Evidence Based Nursing sont-ils applicables au bloc opératoire?
Martine Vanschoor, Directrice du Département Infirmier, Centre Hospitalier EpiCURA asbl, 7301 Hornu/Baudour
Asseoir sa pratique sur des preuves scientifiques est et doit devenir un réflexe pour tout soignant soucieux d'améliorer ses pratiques professionnelles. Lors des processus de décision, il est nécessaire d'utiliser une méthode scientifique de résolution de problème. Pour atteindre ce but, il y a lieu de «s’approprier des connaissances établies en général à partir de l'observation d'un grand nombre d'individus, à une personne particulière, dans la situation singulière qui est la sienne» (Walter Hesbeen). C'est ce qui est mis en exergue par l'"Evidenced Based Nursing" : les décisions cliniques sont basées sur les meilleures preuves actuelles issues d'une méta analyse de la recherche, sur l'expérience du praticien et sur les préférences du patient.
Comment cette approche de notre pratique professionnelle peut-elle s’articuler dans l’environnement du bloc opératoire ?

Fast-Track Anaesthesia : faut-il encore une salle de réveil ?
Dr Jean-Luc Demeere, Anesthésiste, Clinique Saint-Jean, 1000 Bruxelles
La surveillance en salle de réveil a pour objectifs de garantir la sécurité, le confort et l’analgésie des patients. Certains anesthésistes envisagent de court-circuiter la salle de réveil selon le principe du fast-tracking. Cela pourrait apporter certains avantages tant en terme de réduction des dépenses de santé, qu’en terme de réponse aux problèmes d’engorgement des salles de réveil. L’orateur fera le point sur cette technique et ses conséquences sur notre pratique d’infirmière périopératoire.

Quatre bonnes raisons d'insister pour être infirmière en salle d'arthroscopie d'épaule et ... deux moins bonnes !
Dr Etienne Lejeune, Chirurgien en orthopédie, Clinique Saint-Luc, 5004 Bouge
L'arthroscopie de l'épaule, procédure actuellement plus thérapeutique que diagnostique est une technique fine, peu invasive, dont les indications peuvent être considérées comme bien précisées, même si elles évoluent en permanence. Il s'agit d'une approche encore récente de la pathologie de l'épaule, nécessitant une pratique régulière (on doit arriver au même résultat opératoire immédiat qu'en employant des techniques chirurgicales conventionnelles). Ces bénéfices sont indiscutables. Pour certains traitements, elle deviendra, à l'instar de la chirurgie du ménisque du genou, la technique de référence.

10h30 : Pause-santé et visite des stands

11h00 : Session 2 : Soins infirmiers en chirurgie - 1,5 CH

Modérateur : Stéphane Couture

La Gestion des risques par les pratiques clés au bloc opératoire
Sylvie Lerouge, Infirmière gestionnaire des risques et Véronique Jarry, Cadre de bloc, Centre Hospitalier Camille Guérin, 86100 Chatellerault, France
Les oratrices poursuivent l'exposé de David Pasteau présenté en 2012 sur la gestion des pratiques clés. Elles nous présentent un retour d’expérience au bloc opératoire de Châtellerault (France). Elles nous feront une présentation des méthodes et outils développés : mise en place de référents, élaboration d’un livret d’intégration des nouveaux personnels engagés, suivi mensuel des dysfonctionnements ayant un impact sur la sécurité des patients et/ou sur l’organisation du bloc opératoire. L’exposé se terminera par la présentation des intérêts, des freins et des perspectives de ce système.

Les nouvelles recommandations du Conseil Supérieur de la Santé en matière d’hygiène au bloc opératoire en Belgique
Olivier Darquennes, Directeur adjoint au département infirmier, Centre Hospitalier de la haute-Senne, 7060 Soignies
Ces nouvelles recommandations font suite à une enquête nationale effectuée par la plateforme
fédérale «hygiène hospitalière» au sein des blocs opératoires, en 2009. La plate-forme fédérale a diffusé les résultats de cette enquête aux autorités et les a invitées à demander l’avis du Conseil Supérieur de la Santé, au sujet des mesures à prendre pour prévenir les infections lors d’interventions chirurgicales. Le C.S.S a constitué un collège d’experts fédéraux qui ont élaboré des recommandations constituant un soutien important pour les gestionnaires de blocs opératoires et hygiénistes hospitaliers pour accroître la qualité de la prévention des infections dans les blocs opératoires. Les recommandations n°8573 du C.S.S, en matière de prévention des infections au bloc opératoire, seront d’application en 2013.

Le rôle du "preceptor" dans l'accompagnement du personnel au bloc opératoire
Suzy Kimpen, Infirmière - VVOV, Master verpleegkunde en VTO Pedagogie KU Leuven, Bachelor verpleegkunde, Opleidingscoördinator/stafmedewerker - www.powerenpeper.be, Ziekenhuis Oost Limburg - 3600 Genk
Preceptorship, un concept de coaching professionnel par la force de l’accompagnement.
Le “preceptorship” est un concept d’accompagnement qui trouve son origine aux Etats-Unis. Il a été élaboré en réponse au choc de la réalité (reality shock) décrit par le Prof. Kramer en 1976 comme la transition que vit l’étudiant infirmier dans son cheminement vers la vie professionnelle et le conflit entre les attentes du rôle et le champ de la réalité du travail sur le terrain.
Durant une période de temps définie, deux personnes (une infirmière avec une élève infirmière ou une infirmière expérimentée avec un nouveau diplômé) travaillent ensemble afin que la personne moins expérimentée puisse apprendre et appliquer les connaissances et les compétences dans le milieu de pratique avec l'aide de la personne la plus expérimentée.
L'efficacité de ce concept a déjà été démontrée à plusieurs reprises dans la littérature scientifique.

Assemblée générale de l'AFISO et élections au Conseil d'Administration

12h30 : Walking dinner et visite des stands

14h00 : Session 3 : Optimalisation des pratiques - 1,5 CH

Modératrice : Audrey Dubois

Comment améliorer nos pratiques grâce à l'Evidence Based Nursing? Quelques exemples appliqués aux soins infirmiers au bloc opératoire - le Quiz
Evelyne d'HOOP, Maître assistant - Anne MELERY, Maître assistant - Bénédicte WILMET, Maître de formation pratique, Haute Ecole Léonard de Vinci - Bruxelles
Cet exposé vous permettra de revoir certaines techniques aseptiques de base. Grâce à un Quiz, vous pourrez vous questionner sur votre pratique quotidienne et voir comment la mettre en lien avec les recommandations de bonnes pratiques décrites dans la littérature.

Comment l'industrie peut-elle aider à combattre les infections au bloc opératoire ?
Mr. Tim Galekop*, Director of Global Business Development Medical Fabrics, Ahlstrom - Mr. Geert Driessen*, Senior Scientific Specialist, Infection Prevention Division and I.V.-Care, 3M - Ms Sophie Litt*, Sales Manager Medical, RKW ACE
*Membres du Comité EDANA pour les dispositifs médicaux (MEDECO), 1160 Bruxelles

Comment peut-on définir le concept d’ «evidence based» et est-il optimal pour nos hôpitaux, notre personnel, et nos patients ? Quels avantages offrent les champs et casaques à usage unique aux professionnels de la santé et aux patients, et comment les hôpitaux partout dans le monde font-ils face au nombre croissant de défis dans la prévention des infections ?
Une analyse des résultats d’un sondage mené au cours du dernier Congrès de l’EORNA sera présentée.
Pourquoi l’usage unique est-il meilleur que le réutilisable dans le cadre de cette politique de prévention, à la fois pour le personnel et les patients ?
Que signifie vraiment la marque CE? Quelle est la différence entre un produit de qualité et un produit marqué CE ?
Les exigences qualitatives pour un produit sont souvent réduites au fait de «porter la marque CE» et il peut sembler que les caractéristiques, avantages et bénéfices d’un produit ou d’un service soient loin dans la liste des critères de choix, ou même absents de celle-ci. Une question essentielle pour les gestionnaires d’hôpitaux devrait plutôt être en quoi tel dispositif médical peut-il contribuer à réduire le coût total des soins de santé dans leur établissement. Alors que certains gouvernements européens en appellent à plus d’innovation dans les soins de santé pour en maîtriser les coûts, les innovations dans tous les domaines à l’hôpital pourraient en effet amener des bénéfices substantiels, plus d’efficacité et de maîtrise des coûts, parfois même grâce à des dispositifs aux prix unitaires plus élevés.

La méthodologie Lean appliquée au secteur médical
Thomas Gnesotto, Directeur, KM&T Europe NV, 1831 Diegem
Cette approche trouve ses racines dans l’industrie automobile, et Toyota plus particulièrement. Elle se base sur le fait que toute organisation est amenée à gérer des flux multiples, que ce soit de l’information, du matériel ou des patients. Leur gestion est souvent perturbée par des facteurs extérieurs.
L’approche Lean, expérimentée avec succès en milieu hospitalier et en particulier au bloc opératoire, se concentre sur la visualisation de ces flux et la mise en valeur de tous les effets perturbateurs, afin de mieux les éliminer. Loin des clichés que l’on peut imaginer venant de l’industrie automobile, Il s’agit d’une philosophie basée sur les observations de terrain, la mise en place de processus standardisés, l’esprit d’équipe, le management de proximité et le respect mutuel entre collaborateurs.


15h30 : Pause-santé et visite des stands

16h00 : Session 4 : Société - 1 CH

Doit-on encore compter les compresses au bloc opératoire ?
Olivier Willième, Vice-président AFISO, Webmaster EORNA, Coordinateur projets stérilisation / bloc opératoire, Centre Hospitalier EpiCURA asbl, 7301 Hornu/Baudour
Comment en arrive-t-on aujourd’hui à pratiquer notre art infirmier en salle d’opération ? Avons-nous appris par nous-même la bonne démarche de soins, les bons gestes, les bonnes pratiques professionnelles ? Avons-nous suivi un cursus, une formation permanente ? Avons-nous été encadré par un «preceptor», par un ancien ?
Quelle est la pertinence de nos actions au quotidien ? Quelle garantie avons-nous que nous pratiquons le juste soin (juste dans le sens éthique, scientifique, économique)?

17h00 : Clôture de la séance plénière, résultat des élections et des concours.

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